Le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) est le lymphome non-hodgkinien le plus fréquent, représentant environ 30 % des lymphomes de l'adulte. Bien que la majorité des patients soient guéris en première ligne par le protocole R-CHOP, environ 30 à 40 % rechutent ou sont réfractaires — une population qui bénéficie aujourd'hui d'avancées thérapeutiques majeures.

R-CHOP : toujours le standard de première ligne

Malgré des décennies de tentatives pour améliorer R-CHOP (CHOP-21, intensification, ajout d'agents), ce protocole reste le gold standard en première ligne pour la grande majorité des patients. L'ajout du Polatuzumab vedotin (Pola-R-CHP) a récemment démontré une amélioration de la survie sans progression dans l'étude POLARIX, mais l'accès reste limité en Algérie.

Thérapies CAR-T : une révolution pour les rechutes

Les lymphocytes T à récepteur antigénique chimérique anti-CD19 (CAR-T cells) ont transformé la prise en charge des LDGCB réfractaires et en rechute précoce. Trois produits sont aujourd'hui approuvés : Axicabtagène ciloleucel (Yescarta), Tisagenlecleucel (Kymriah), et Lisocabtagène maraleucel (Breyanzi).

Les CAR-T cells ne sont pas une option de dernier recours — ce sont une thérapie de deuxième ligne pour les patients éligibles.

Défis d'accès en Algérie

L'accès aux CAR-T reste une problématique majeure dans notre contexte. Le coût (300 000 à 450 000 USD par traitement), la nécessité d'infrastructures certifiées et les délais logistiques limitent leur utilisation. Notre service travaille activement avec les autorités sanitaires pour définir une filière d'accès pour les cas les plus sélectionnés.